Couvre-feu levé en Tunisie, 1.400 arrestations depuis le 7 mai
En visite à Paris, le Premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé à Nicolas Sarkozy la tenue des élections dans son pays le 24 juillet, alors les autorités ont levé le couvre-feu instauré le 7 mai en Tunisie afin d'enrayer les manifestations dénonçant la lenteur des réformes depuis le renversement en janvier du président Zine ben Ali. (Reuters/Philippe Wojazer)
Les autorités tunisiennes ont annoncé mercredi la levée du couvre-feu instauré le 7 mai dans le pays afin d'enrayer les manifestations dénonçant la lenteur des réformes depuis le renversement en janvier du président Zine ben Ali.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué sa décision de lever le couvre-feu, qui avait été allégé samedi dernier, "en raison de la stabilisation de la situation en matière de sécurité".
Des hommes armés soupçonnés d'appartenir à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont ouvert le feu mercredi à Rouhia, dans le nord de la Tunisie, sur des membres des forces de sécurité, faisant quatre morts.
Trois des neuf agresseurs ont également péri dans cet affrontement. Les assaillants étaient des Tunisiens, des Algériens et des Libyens.
Environ 1.400 personnes ont été arrêtées ces dix derniers jours en Tunisie après les manifestations antigouvernementales. Parmi ces personnes, huit ont été inculpées d'homicide volontaire, 62 d'agressions et de violences.
La tension monte en Tunisie à l'approche du scrutin du 24 juillet qui doit désigner une assemblée chargée de réécrire la Constitution.
En visite à Paris, le Premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé à Nicolas Sarkozy la tenue de ces élections à la date prévue, a-t-on appris auprès de la présidence française. Il avait évoqué il y a quelque jours un éventuel report, en raison d'"empêchements techniques".
"C'est la volonté du gouvernement. Nous avons dit et répété que ces élections auront lieu le 24 juillet", a déclaré Béji Caïd Essebsi sur Europe 1. Selon l'Elysée, il l'a répété au président français lors d'un déjeuner de travail.
Le Premier ministre tunisien et la présidence française ont assuré que les relations entre la France et son ancien protectorat étaient "excellentes".
La France avait tardé à prendre la mesure de la "révolution de jasmin" qui a abouti à la chute de Ben Ali.
Plus récemment, le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a déclaré qu'il n'était pas question pour la France de "subir" l'afflux d'immigrants illégaux tunisiens, en particulier ceux qui arrivent en Europe par l'Italie.
Des économistes du monde entier ont appelé mardi à Tunis le G8 à adopter une feuille de route soutenant la transition démocratique en Tunisie, ainsi qu'un plan économique doté sur cinq à dix ans de 20 à 30 milliards de dollars pour désenclaver les régions intérieures du pays et créer une institution financière spécifique à l'Afrique du Nord, rapporte mercredi l'agence de presse officielle tunisienne Tap.
Lors d'une conférence de presse à Tunis, trois de ces économistes, dont le prix Nobel 2001, l'Américain Joseph Stiglitz, ont souligné que "la réussite de la transition démocratique en Tunisie constitue un enjeu énorme pour la communauté internationale".
Par Reuterssource: lexpress
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