Nous marchons les yeux ouverts vers quelque chose que personne ne veut vraiment Il y a des moments dans l’histoire où un pays donne l’impression de marcher en somnambule. Les gens vivent, travaillent, courent après la fin du mois, et pendant ce temps-là, quelque chose gronde au-dessus de leurs têtes. Une tension sourde, presque imperceptible, mais bien réelle. Et petit à petit, on comprend que ce bruit de fond, ce n’est pas un orage lointain : c’est la guerre qu’on commence à évoquer comme si c’était une fatalité. Depuis quelques semaines, quelque chose a basculé. Pas un grand discours officiel, pas une déclaration solennelle à la nation. Non. C’est venu par fragments, comme des éclats de vérité qu’on entendait rarement auparavant : un jeune lieutenant qui dit au JDD que « si on y va, ce sera un carnage ». Un général qui parle d’instrumentalisation politique des armées. Des sondages qui montrent que les jeunes ne veulent plus “aller défendre le pays” sans comprendre ce qu’on leur d...
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En Tunisie, Emmanuel Macron réitère « le soutien » de Paris à la démocratie
Lors de la première journée de sa visite d’Etat, le président français a réitéré « le soutien » de Paris au « modèle démocratique tunisien ». Par Cédric Pietralunga (Tunis, envoyé spécial) et Frédéric Bobin (Tunis, envoyé spécial) LE MONDE Le 01.02.2018 à 00h49 • Mis à jour le 01.02.2018 à 11h24 « Combat commun. » Emmanuel Macron a insisté avec force sur la formule pour souligner la solidarité profonde qui lie la France et la Tunisie lors du début de sa visite d’Etat à Tunis, mercredi 31 janvier. « Si vous échouez, nous échouerons, le même jour ou le jour d’après », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse menée conjointement au palais présidentiel de Carthage (nord de Tunis) avec son homologue tunisien, Béji Caïd Essebsi. Le déplacement du président français s’inscrit dans un contexte sensible en Tunisie alors que le désenchantement social et économique alimente une grogne récurrente dans les classes les plus défavorisées. Début janvier, des rassemblements contre la h...
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Paris Match| Publié le 31/12/2017 à 07h49 |Mis à jour le 31/12/2017 à 09h11 Par Anne-Sophie Lechevallier et notre envoyée spéciale en Islande Flore Olive Une « ferme » de bitcoins à Keflavik. Dehors, il fait – 5 °C. L’Islande est choisie pour ses basses températures, qui rafraîchissent les machines.Frédéric Lafargue / Paris Match Le bitcoin, cette monnaie virtuelle, a vu son cours s’envoler. Tout le monde peut en acheter de manière anonyme. Puis de glaciales « fermes » islandaises valident les transactions. C’est la partie terrestre d’un monde virtuel. Derrière une porte sécurisée, une « mine ». Rien à voir avec de longues galeries en sous-sol, mais des mètres de couloirs avec, du sol au plafond, un assemblage de processeurs et de cartes graphiques truffées de clés USB, le tout relié à des serveurs par des kilomètres de câbles de toutes les couleurs, dans le bruit énorme des extracteurs qui évacuent la chaleur dans le ciel d’Islande. Les « mineurs », ce sont des hommes de chai...

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